Interféromètrie à frange
noire
Le principe
Pour éteindre
l’étoile sans éteindre la
planète, Bracewell
a proposé en 1978 la solution suivante : deux télescopes
éloignés sont recombinés de
façon interférométrique
mais, et c'est l'idée puissante de Bracewell,
un déphasage de π est
appliqué sur l’un des deux chemins optiques. Le
résultat est l'obtention de franges
d'interférence
projetées sur le ciel avec, à la
différence des
interféromètres classiques, une frange centrale
qui est noire et non brillante.
On peut qualifier un tel interféromètre de suppresseur, c'est le terme employé dans la suite.
Toute source (e.g. une étoile) sur l’axe, donc sur
la
frange sombre est éteinte de façon
très
efficace.
Une source hors-axe, (e.g. une planète), sur une frange
claire
n'est pas ou peu affectée et est donc
détectée
avec un bien meilleur contraste.
L'idée de Bracewell a été
étendue, en
particulier en considérant des
interféromètres
comportant plus de deux télescopes pour améliorer
l'efficacité de réjection de la
lumière de
l'étoile.
Les difficultés
De nombreuses difficultés sont à surmonter pour
réaliser un interféromètre annulant
dans
l’espace (une condition sine qua non pour la
détection de
planètes de type Terre).
Parmi celles-ci il en est trois auxquelles l’optique
diophantienne peut apporter des réponses :
- Comment définir une
géométrie de la
position relative des télescopes qui évite une
ligne
à retard ?
- Comment définir une combinaison
interférométrique très annulante qui
permet
d’éviter les fuites de lumière de
l’étoile ?

- Comment réaliser un système
déphaseur
achromatique, c’est à dire qui déphase
de π
à toutes les longueurs d’ondes
simultanément ?
